Coller du PVC sur du carrelage : méthodes simples et efficaces

Le revêtement en PVC ne s’impose pas par hasard dans l’univers de la rénovation. Son prix, sa résistance à l’eau et à la chaleur, mais surtout sa simplicité d’installation en font l’allié idéal pour moderniser une salle de bains ou transformer une pièce sans engager de lourds travaux. Mur en bon état ou surface abîmée, peu importe : avec quelques gestes précis, vos panneaux PVC prennent place sans complication.

Silencieux face à l’humidité, le PVC garde la tête froide, ne se tord pas et traverse les années sans faillir. Il se décline dans une myriade de couleurs et d’effets, se pose aussi bien sur les murs que sur les plafonds. Pour découper une lame, rien de sophistiqué : un simple cutter ou une scie à dents fines suffit. Pas besoin d’atelier ni d’outillage rare. Avant de démarrer, pensez à entreposer vos lames à plat, dans la pièce concernée, moins de 24 heures à l’avance. Démontez prises et interrupteurs, puis nettoyez soigneusement le mur.

Quel type de pose et dans quelle direction ?

Trois styles de pose s’offrent à vous pour habiller votre mur avec du PVC. La pose verticale donne de la hauteur à la pièce, mais réduit visuellement l’espace en largeur. La pose horizontale, elle, étire la perspective et abaisse un peu le plafond : idéale si les murs sont hauts ou perpendiculaires à la lumière. Reste la pose en diagonale, préférée de nombreux architectes pour sa touche contemporaine et son effet graphique, mais qui réclame de nombreuses découpes minutieuses.

Une fois la direction des lames choisie, le type de pose influence la découpe et la quantité de PVC à prévoir. Voici les deux principales méthodes :

  • La pose dite « perdue » : économique et répandue, elle consiste à disposer la première lame, puis à poursuivre la ligne sans aligner les joints. Toutes les chutes trouvent leur place, aucun gaspillage.
  • La pose « en coupe de pierre » : plus régulière et soignée, elle aligne les joints pour un rendu maîtrisé, mais génère plus de chutes et revient donc plus cher. Cette méthode est recommandée pour la pose verticale, surtout si la longueur d’une lame correspond à la hauteur du mur.

Le guide d’installation, étape par étape

La méthode d’installation dépendra de l’état du support. Un mur trop irrégulier ou abîmé ? Dans ce cas, il sera peut-être nécessaire de créer une ossature avec des tasseaux de bois, comme pour un lambris traditionnel, afin de fixer les panneaux PVC solidement, que ce soit par agrafage ou collage. Sur un mur sain, qu’il s’agisse de carrelage, de plâtre, de peinture, de tapisserie ou de bois, optez pour la solution la plus simple : la colle adaptée (néoprène ou polymère). Sur du placo ou un ancien lambris, la pose agrafée est aussi envisageable.

Pour sécuriser les bordures, commencez par installer les profilés de finition sur le pourtour de la pièce : angles, jonctions mur-plafond ou sol, contours de portes et fenêtres. Le profilé s’emboîte sur le support, tandis que la partie à clipser se fixe au mur ou au tasseau avec de la colle ou des agrafes. Tracez les angles directement sur le profilé pour gagner en précision, puis il ne reste plus qu’à positionner les lames.

Pour une pose collée sur support sain, répartissez la colle à l’arrière de la lame en formant des zigzags à l’aide d’un pistolet. Si vous agrafez sur tasseaux, insérez la lame dans le profilé de départ ou d’angle, sans plaquer à fond, pour permettre l’expansion naturelle du matériau. Prenez le temps d’ajuster soigneusement la première lame : c’est elle qui donnera le ton à tout le mur.

Au fil de la pose, assurez-vous toujours que les lames s’emboîtent parfaitement et que la jonction reste impeccable. Pour la dernière rangée, il faudra souvent recouper les lames pour ajuster la hauteur. Si l’agrafeuse ne passe plus, n’hésitez pas à clouer ou à recoller la dernière pièce.

Pour les encadrements de portes et fenêtres, il suffit de découper une lame en réalisant une encoche adaptée, puis de la fixer comme une lame de départ, soit en collage, soit en agrafage sur le profilé de finition. Quant aux prises et interrupteurs, repérez leur emplacement sur la lame, puis percez à la scie-cloche ou à la scie à dents fines pour un ajustement précis.

Coller du PVC sur du carrelage, c’est transformer l’espace sans le bouleverser, tout en gardant la main sur chaque étape. Une fois la dernière lame posée, un nouveau décor s’impose, propre et net, sans trace du passé. Reste alors le plaisir de constater à quel point un changement de surface peut faire renaître une pièce entière.

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