Un trike ne se contente pas de s’afficher comme un simple tricycle. Le mot sonne anglais, mais derrière ces trois lettres se cache une machine à part, mi-moto, mi-voiture, avec ses trois roues bien ancrées sur l’asphalte. Rien à voir avec un vélo d’enfant ou un engin de loisir. Ici, on parle d’un véhicule hybride, souvent imposant, qui attire l’œil autant qu’il interroge sur le permis nécessaire pour le piloter. Alors, quel sésame faut-il décrocher pour pouvoir s’installer légalement au guidon d’un trike ? Voici ce qu’il faut savoir, point par point.
Permis requis pour un trike de moins de 20 chevaux ou 15 kW
Pour prendre la route avec un trike dans cette catégorie, certains permis sont acceptés. Il s’agit des permis A1, A2, A3, B1, A ou B. Mais attention, ce n’est pas tout : ils ne sont valables que si vous les avez obtenus avant le 19 janvier 2013. Ce détail fait toute la différence, car la réglementation a changé à cette date charnière.
Autre point à retenir : lorsque la puissance du trike ne dépasse pas 15 kW et que le poids reste sous la barre des 550 kg, l’accès aux autoroutes vous sera refusé. Ce type de machine reste donc cantonné aux autres routes, une réalité à garder en tête avant de prévoir de longs trajets sur voies rapides.
Avec un permis B, une étape supplémentaire s’impose : suivre une formation pratique de 7 heures. Et là encore, il faut que le permis B ait été délivré depuis plus de 2 ans avant d’envisager d’enfourcher le trike. Ces règles sont là pour garantir un minimum d’expérience avant de passer derrière le guidon d’un véhicule atypique.
Permis requis pour un trike de plus de 20 chevaux ou 15 kW
Pour ceux qui visent des modèles plus puissants, la législation se durcit. Les conditions à remplir sont précises :
- Être titulaire d’une licence B ou d’une licence A obtenue après le 19 janvier 2013 ;
- Avoir fêté son 21e anniversaire.
Mais ce n’est pas suffisant. Une formation de 7 heures reste obligatoire pour tous, même pour les conducteurs chevronnés. De plus, le permis B doit avoir été délivré depuis au moins 2 ans pour être reconnu. On ne transige pas sur la durée d’expérience, preuve que la maîtrise d’un trike ne s’improvise pas.
Dernier point : impossible de piloter un trike de plus de 15 kW avec un permis A2. Ce verrou reste solide, quelle que soit votre ancienneté. Impossible donc de contourner la règle par ce biais.
Entre évolution réglementaire, critères d’ancienneté et formation obligatoire, piloter un trike ne s’improvise pas. Face à chaque feux rouge ou virage, l’expérience et la conformité s’invitent à bord. Ceux qui s’imaginent prendre le guidon sur un coup de tête devront repasser : la légalité se mérite, à coups de permis et d’heures de formation. Alors, avant de démarrer le moteur, mieux vaut savoir où l’on met les roues.

