Avec encore 3,9 millions de logements classés F ou G en France à fin 2025, la pression réglementaire sur les propriétaires ne faiblit pas. Depuis janvier 2025, les logements G ne peuvent plus être mis en location lors de nouveaux baux, et les F seront concernés dès 2028. Face à ce calendrier, la rénovation globale s’impose de plus en plus comme la réponse la plus cohérente, à la fois sur le plan technique et financier.
Rénovation globale : de quoi parle-t-on exactement ?
Contrairement à un simple remplacement de chaudière ou à l’isolation d’une toiture prise isolément, la rénovation globale traite le logement dans son ensemble. Elle combine isolation thermique des murs, des combles et des sols, remplacement des menuiseries, installation d’une ventilation performante (VMC à récupération de chaleur), et mise en place d’un système de chauffage adapté. L’objectif : optimiser l’efficacité énergétique du bâtiment de manière cohérente, et non par morceaux.
L’État distingue plusieurs niveaux : la « rénovation d’ampleur » (gain d’au moins 2 classes au DPE), la rénovation globale complète (4 classes gagnées), et la rénovation performante qui conduit le logement en classe A ou B, lui conférant le label BBC. Regrouper tous les travaux en un seul chantier présente aussi un avantage économique concret : une seule équipe mobilisée, un seul chantier à gérer, des coûts mutualisés.
Pour franchir ce cap, le recours à un Mon Accompagnateur Rénov’ agréé par l’Anah est obligatoire dans le cadre du parcours accompagné de MaPrimeRénov’. C’est là qu’intervient une mise en contact avec Homji, marque de Crédit Mutuel Alliance Fédérale, qui propose un accompagnement clé en main : audit énergétique, coordination des artisans RGE, et gestion des dossiers de subvention.
Des aides conséquentes, mais un dispositif à surveiller
En 2025, MaPrimeRénov’ a financé 120 306 rénovations d’ampleur, dépassant l’objectif initial de 100 000. Le montant moyen d’aide accordé par dossier a atteint 40 429 euros, pour un gain énergétique moyen de 69 %. Ces chiffres témoignent d’une montée en puissance des projets ambitieux, portés en grande majorité par des ménages aux revenus modestes (46 % de bénéficiaires aux revenus très modestes).
Le dispositif a toutefois connu des turbulences : suspension du guichet en juin 2025, réouverture en septembre avec des plafonds de dépenses éligibles abaissés, puis nouvelle période d’incertitude autour du vote du budget 2026. Pour 2026, l’Anah vise 120 000 rénovations d’ampleur financées, avec une enveloppe de 3,6 milliards d’euros pour MaPrimeRénov’. À noter également : plusieurs gestes pris isolément (isolation des murs, VMC double-flux, chauffe-eau thermodynamique…) ont été retirés du parcours par geste depuis 2026, mais restent éligibles dans le cadre d’une rénovation d’ampleur. Un argument de plus pour envisager le projet global plutôt que les interventions ponctuelles.
La rénovation globale n’est plus réservée aux grands chantiers ou aux budgets illimités. Avec un cadre d’aides structuré et un accompagnement adapté, elle devient accessible à un nombre croissant de ménages. Autant ne pas attendre que la réglementation force la main.

